L’intégration européenne des Balkans occidentaux : À la recherche d’un second souffle?

parlement européen UE

L’article visé ci-après se veut une introduction à la situation balkanique et aux implications européennes inhérentes. Il s’inscrit dans la production d’une série d’analyses qui sera développée sur la région ultérieurement.

Le 4 juillet 2016 s’est tenu le Sommet de Paris (1) sur les « Balkans occidentaux », région qui regroupe l’ensemble des pays (hormis la Slovénie) issus de l’éclatement de la Yougoslavie à la suite des guerres qui ont déchiré la République fédérale entre 1991 et 1995. Il s’agit d’un territoire associant la Serbie, le Kosovo, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, l’ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), ainsi que l’Albanie.

Malgré une implication renforcée, depuis l’éclatement yougoslave,  dans la voie de l’adhésion à l’Union européenne, il n’en reste pas moins que ces pays portent sur leurs épaules le poids d’un héritage historique ancré dans l’inconscient collectif des populations balkaniques. Par ailleurs, les influences russe et turque sont à prendre en compte dans l’évolution géopolitique de la région.

Le virage européen opéré par les Balkans occidentaux depuis la fin des guerres en ex-Yougoslavie se heurte ainsi à la persistance d’une réalité identitaire et stratégique.

  1. Le positionnement européen dans les Balkans occidentaux : d’un processus de stabilisation…
  2. …à un processus d’intégration européenne.
  3. Le poids de l’héritage yougoslave ou le reflet de tensions mémorielles.
  4. Enjeux stratégiques et jeux d’influence dans les Balkans occidentaux.

Loin d’être inactive, l’Union européenne se heurte toutefois dans les Balkans occidentaux à des divergences entre États qui rendent difficile l’uniformisation d’un processus d’intégration de la région. Cet espace est aussi le reflet de questions qui se posent aujourd’hui à Bruxelles quant à la capacité de l’Union européenne de fédérer, d’intégrer et de favoriser le rapprochement des États des Balkans (17). Aussi, l’action de puissances étrangères telles que la Russie et la Turquie, jouant d’atouts historiques réels dans les Balkans, est un élément dont il faut tenir compte. Au-delà de ces réalités, le désenchantement grandissant dans les Balkans envers l’Union européenne, accentué par le récent épisode du « Brexit », est une réalité dont l’Union doit se prémunir si Bruxelles ne souhaite pas voir son influence décroître dans une région au cœur de problématiques sécuritaires, géo-économiques et géopolitiques.

Pierre Colomina

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